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La tomographie par émission de positons couplée au scanner avec le 18F-FDG est devenue un outil de référence pour traquer les foyers cachés d'infection et d'inflammation dans tout le corps en un seul examen. Elle repose sur le fait que les globules blancs activés et les cellules inflammatoires consomment avidement le sucre, ce qui les rend visibles sur les images. On y recourt en particulier face à une fièvre persistante dont on ne trouve pas la cause, à une suspicion d'infection sur prothèse cardiaque ou vasculaire, à une inflammation des grosses artères ou pour mesurer l'activité d'une sarcoïdose. Son grand atout est de balayer l'organisme entier et d'orienter la suite des explorations vers la bonne région. Sa principale limite est qu'elle signale l'inflammation sans en préciser la cause, si bien que ses images se lisent toujours à la lumière du contexte clinique et biologique.
Quand une fièvre ou une inflammation dure sans qu'on en trouve la cause, ou quand on suspecte une infection cachée (sur une valve cardiaque, une prothèse, un vaisseau), la TEP-TDM au 18F-FDG explore l'ensemble du corps en une seule fois. Elle repère les zones où les cellules de défense de l'organisme travaillent intensément et consomment beaucoup de sucre : ce sont souvent les foyers d'infection ou d'inflammation. L'examen aide ainsi votre médecin à localiser le problème et à orienter la suite des soins, parfois là où les autres examens n'avaient rien montré.
En une seule acquisition, l'appareil photographie la tête jusqu'aux cuisses (parfois jusqu'aux pieds). C'est utile pour découvrir un foyer qui se serait propagé à distance, sans multiplier les examens.
Vous venez à jeun depuis quelques heures (l'eau plate reste autorisée). Une petite quantité de produit faiblement radioactif est injectée dans une veine. Vous vous reposez ensuite au calme et au chaud pendant environ une heure, le temps que le produit se répartisse, avant de passer sous la caméra. L'examen lui-même est indolore : il suffit de rester allongé sans bouger. Pensez à signaler tout traitement en cours, en particulier la cortisone ou les antibiotiques, et tout diabète : votre équipe adaptera l'organisation.
Si l'examen cherche une infection ou une inflammation du cœur, on vous demandera de suivre un régime particulier les jours précédents (riche en graisses, sans sucre). C'est essentiel pour « éteindre » le cœur sur les images et bien voir les anomalies. Suivez bien les consignes données par le service.
La dose de produit radioactif est faible et bien encadrée ; elle est éliminée naturellement par les urines en quelques heures. Boire et uriner souvent après l'examen aide à l'évacuer plus vite. Par précaution, signalez toujours une grossesse possible ou un allaitement : votre médecin évaluera la conduite à tenir. Dans les heures qui suivent, il est simplement recommandé de limiter les contacts prolongés et rapprochés avec les femmes enceintes et les jeunes enfants.
L'allaitement n'a en général pas besoin d'être interrompu, mais il vaut mieux limiter quelques heures les câlins très rapprochés. En cas de grossesse, prévenez l'équipe avant l'examen.
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