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La radioembolisation hépatique, ou SIRT, est un traitement qui consiste à injecter dans l'artère nourricière du foie de minuscules billes rendues radioactives. Comme les tumeurs du foie sont irriguées presque exclusivement par cette artère, alors que le foie sain est surtout nourri par une autre voie, les billes se logent de préférence au contact des tumeurs et les irradient de l'intérieur tout en épargnant relativement le tissu sain. Le rayonnement émis agit à très courte distance, ce qui concentre l'effet là où les billes se déposent. Avant le traitement, une répétition « à blanc » avec un produit de simulation permet de vérifier où iront les billes et de protéger les poumons et le tube digestif. C'est une thérapie réservée à des patients sélectionnés, décidée en réunion pluridisciplinaire, à la frontière de la médecine nucléaire et de la radiologie interventionnelle.
La radioembolisation, aussi appelée SIRT, est un traitement destiné à certaines tumeurs du foie : le cancer du foie (carcinome hépatocellulaire) et certaines métastases qui se sont installées dans le foie. L'idée est astucieuse et repose sur une particularité de ces tumeurs : elles sont presque toujours nourries par une seule « tuyauterie », l'artère du foie, alors que le foie sain, lui, est surtout alimenté par une autre voie. Cela permet de viser les tumeurs sans abîmer la majeure partie du foie en bonne santé.
Concrètement, le médecin fait passer un fin tuyau (un cathéter) jusqu'à l'artère qui irrigue la tumeur, puis injecte des milliers de minuscules billes contenant un élément radioactif. Emportées par le sang, ces billes se logent en grande majorité à l'intérieur de la tumeur, où elles restent bloquées et délivrent leur rayonnement de très près, « de l'intérieur ». Comme ce rayonnement n'agit qu'à très courte distance, il détruit les cellules tumorales tout en épargnant le plus possible les tissus voisins. C'est pourquoi on parle parfois d'une irradiation interne, très ciblée.
Ce traitement s'adresse aux patients chez qui une opération n'est pas possible d'emblée. Selon les situations, il vise à freiner la maladie, à réduire la tumeur, voire, pour de petites tumeurs bien localisées, à la détruire de façon très efficace.
Au lieu d'irradier le foie depuis l'extérieur, on dépose la source radioactive directement au cœur de la tumeur, là où elle est utile. Le rayonnement n'agit qu'à quelques millimètres, ce qui protège au mieux le foie sain qui vous reste.
Ce traitement se fait toujours en deux temps, à quelques jours ou semaines d'intervalle, pour des raisons de sécurité. Cette préparation soigneuse est normale et fait partie intégrante de la prise en charge.
Lors de la première étape, appelée repérage, le médecin réalise une cartographie des artères de votre foie à l'aide d'un produit de contraste, afin de bien comprendre comment elles sont disposées. Il injecte aussi un produit « test », légèrement marqué, qui se comporte comme les futures billes. Des images permettent alors de vérifier deux choses essentielles : que les billes iront bien dans la tumeur, et qu'une partie ne risque pas de partir là où il ne faut pas, notamment vers les poumons ou l'estomac. Si besoin, certaines petites artères peuvent être fermées par précaution avant le traitement.
Le jour du traitement proprement dit, l'équipe replace le cathéter à l'endroit repéré et injecte les billes radioactives, sous contrôle radiographique. Le geste lui-même n'est en général pas douloureux. Après l'injection, des images sont prises pour confirmer que les billes se sont bien déposées dans la tumeur. Tout ce parcours est encadré par une équipe spécialisée (médecine nucléaire et radiologie).
Le médecin cartographie les vaisseaux qui nourrissent votre foie pour planifier précisément l'injection.
Un produit témoin vérifie que les billes iront dans la tumeur et ne partiront pas vers les poumons ou l'estomac ; des artères à risque peuvent être fermées par précaution.
Le jour du traitement, les microsphères sont injectées par le cathéter, à l'endroit repéré, sous contrôle radiographique.
Des images confirment que les billes se sont bien logées dans la tumeur, puis un suivi par imagerie est organisé quelques semaines plus tard.
Ce traitement utilise un produit radioactif, mais d'un type particulier : son rayonnement reste presque entièrement à l'intérieur de votre foie et n'expose que très peu votre entourage. Dans la plupart des cas, aucune précaution lourde n'est nécessaire vis-à-vis de votre famille, et une hospitalisation prolongée n'est généralement pas requise. Votre équipe vous remettra des consignes simples et temporaires adaptées à votre situation.
Il est fréquent de ressentir, dans les jours qui suivent, une fatigue, parfois un peu de fièvre, des nausées ou une gêne du côté du foie : ce sont des réactions habituelles qui s'atténuent ensuite. Votre médecin vous expliquera quoi surveiller et quand reconsulter. Des effets plus rares peuvent toucher l'estomac ou le foie lui-même ; c'est précisément pour les éviter que l'étape de repérage et toutes les vérifications préalables sont réalisées.
Enfin, ce traitement n'est pas compatible avec la grossesse ni l'allaitement : signalez impérativement toute grossesse possible. N'hésitez jamais à poser vos questions à l'équipe : elle est là pour vous accompagner et adapter les consignes à votre vie quotidienne.
Prévenez votre médecin en cas de grossesse, d'allaitement ou de projet de grossesse : ce traitement n'est pas compatible avec la grossesse. Signalez aussi tout antécédent digestif ou hépatique particulier.
Le produit utilisé émet un rayonnement à très courte portée, confiné au foie. L'exposition de vos proches est très faible et les précautions, lorsqu'elles existent, sont simples et de courte durée.
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