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La scintigraphie pulmonaire de ventilation et de perfusion compare la façon dont l'air et le sang se répartissent dans les poumons pour rechercher une embolie pulmonaire. Lorsqu'une région reste correctement aérée mais cesse d'être irriguée, ce décalage trahit la présence d'un caillot bloquant une artère. C'est l'examen privilégié lorsque le scanner avec produit de contraste est déconseillé, notamment chez la femme enceinte, en cas d'allergie ou d'insuffisance rénale. Indolore, il associe l'inhalation d'un gaz ou aérosol faiblement radioactif à une injection veineuse, suivies d'images prises immédiatement. Un examen de perfusion normal écarte avec une grande fiabilité le diagnostic d'embolie.
La scintigraphie pulmonaire sert à rechercher un caillot dans les artères des poumons (ce que les médecins appellent une embolie pulmonaire). Pour cela, elle compare deux choses : l'air qui circule dans vos poumons quand vous respirez, et le sang qui les irrigue. Le principe est simple : une zone de poumon qui est bien ventilée par l'air mais qui ne reçoit plus de sang fait suspecter un caillot qui bloque la circulation à cet endroit. On vous fait respirer un produit très faiblement radioactif (pour explorer l'air) et on en injecte un autre dans une veine du bras (pour explorer le sang). Une caméra prend ensuite des images qui montrent ces deux répartitions côte à côte. C'est un examen souvent choisi quand le scanner avec produit de contraste n'est pas le plus adapté à votre situation, par exemple en cas de grossesse, d'allergie au produit de contraste ou de fragilité des reins.
La préparation est très simple : il n'y a pas besoin d'être à jeun, vous pouvez manger et boire normalement, et aucun médicament particulier n'est nécessaire. L'examen comporte deux temps complémentaires. Pour le temps « air », on vous demande de respirer calmement dans un embout ou un masque un produit très faiblement radioactif pendant quelques instants. Pour le temps « sang », on vous fait une petite injection dans une veine du bras. Vous restez ensuite allongé pendant que la caméra passe doucement autour de votre poitrine pour prendre les images. L'examen est indolore, vous respirez normalement et vous n'êtes pas enfermé dans un tunnel. Pensez à apporter vos examens récents (radio du thorax, prise de sang, scanner) si vous en avez : ils aident l'équipe à interpréter les images.
Signalez à l'équipe tout ce qui peut être utile : un essoufflement, une douleur dans la poitrine ou la jambe, vos traitements en cours, et surtout une grossesse possible ou un allaitement. N'hésitez pas à poser vos questions avant de commencer : l'équipe est là pour vous expliquer chaque étape.
La dose de rayonnement est faible et reste comparable à celle d'autres examens d'imagerie courants. Le produit utilisé n'est pas le produit de contraste iodé du scanner : les réactions allergiques sont exceptionnelles et l'examen ne provoque habituellement aucun effet secondaire. Le produit disparaît naturellement de votre corps en quelques heures. Vous pouvez en général reprendre vos activités aussitôt après. Cet examen présente même un intérêt particulier chez la femme enceinte : grâce à des réglages adaptés, l'exposition du bébé reste très faible, et il permet d'écarter ou de confirmer un caillot en toute sécurité. Par précaution, prévenez toujours l'équipe si vous êtes enceinte, susceptible de l'être, ou si vous allaitez : des aménagements simples seront alors prévus.
Signalez toujours une grossesse, un doute sur une grossesse ou un allaitement avant l'examen. C'est justement une situation où cet examen est souvent préféré au scanner, avec des réglages qui protègent le bébé. En cas d'allaitement, l'équipe vous indiquera s'il faut le suspendre quelques heures et vous donnera des consignes simples à suivre.
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