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La médecine nucléaire est une spécialité médicale qui utilise de très petites quantités de produits faiblement radioactifs, appelés radiopharmaceutiques, pour explorer le fonctionnement des organes et, dans certains cas, pour traiter des maladies. Contrairement au scanner ou à l'IRM qui montrent surtout la forme et la structure du corps, elle révèle comment les organes travaillent réellement, parfois bien avant qu'une anomalie ne devienne visible à l'œil. Le produit, le plus souvent injecté dans une veine, se dirige vers l'organe ou les cellules ciblées, et une caméra spéciale détecte le rayonnement qu'il émet de l'intérieur du corps. Les images obtenues renseignent le médecin sur la circulation, le métabolisme ou l'activité d'un tissu. Cette même approche permet aussi de délivrer un traitement directement au cœur de certaines tumeurs, en associant un examen qui repère la cible et un médicament radioactif qui la traite.
La médecine nucléaire utilise de très petites quantités de produits faiblement radioactifs, appelés radiopharmaceutiques (ou « traceurs »), pour observer comment vos organes fonctionnent — et pas seulement à quoi ils ressemblent. C'est la grande différence avec le scanner ou l'IRM, qui montrent surtout la forme (l'anatomie) : ici, on voit l'organe au travail, ce qui permet de repérer une anomalie avant même que sa forme ne change.
Concrètement, on vous administre le traceur — le plus souvent par une petite injection dans une veine du bras, parfois en l'avalant ou en l'inhalant. Ce produit se dirige vers l'organe que le médecin veut étudier (les os, le cœur, la thyroïde, les reins, certaines tumeurs…) et émet un rayonnement très faible. Une caméra spéciale, placée autour de vous sans vous toucher, détecte ce rayonnement et fabrique des images.
La médecine nucléaire sert à deux grandes choses : poser un diagnostic (la grande majorité des examens) et, plus rarement, traiter certaines maladies en amenant la radioactivité directement là où elle agit.
Vous n'êtes pas un cas isolé : des dizaines de millions d'examens de médecine nucléaire sont réalisés chaque année dans le monde. C'est une discipline ancienne, éprouvée et très encadrée.
Pour voir (diagnostic) : la scintigraphie explore par exemple les os, le cœur, la thyroïde ou les reins ; la TEP (souvent associée à un scanner) est très utilisée pour les cancers.
Pour traiter (thérapie) : par exemple l'iode radioactif pour certaines maladies de la thyroïde, ou des traitements ciblés de certains cancers — c'est ce qu'on appelle la théranostique (voir et traiter avec la même cible).
Chaque examen a ses petites consignes, qui vous sont toujours expliquées à l'avance par le service. Pour la plupart des examens, aucune préparation lourde n'est nécessaire : vous mangez et prenez vos médicaments normalement, sauf indication contraire. Certains examens demandent simplement d'être à jeun quelques heures, ou d'éviter le café avant un examen du cœur — l'équipe vous le précisera.
Le jour de l'examen, le déroulé est généralement le même : un accueil, l'administration du traceur, un temps d'attente, puis la prise des images.
N'hésitez jamais à demander à l'équipe combien de temps dure l'examen, s'il faut être à jeun, ou si vous pouvez venir accompagné(e). Mieux vous savez à quoi vous attendre, plus l'examen est confortable.
On vérifie votre identité et vos antécédents, puis on vous administre le traceur, le plus souvent par une petite piqûre dans le bras, quasiment indolore.
Il faut souvent patienter un moment (de quelques minutes à quelques heures selon l'examen) pour laisser le traceur se fixer sur l'organe étudié. Vous pouvez généralement vous reposer, lire ou patienter en salle d'attente.
Vous vous allongez, et la caméra prend les images. Il faut surtout rester immobile. L'appareil est ouvert (ce n'est pas un tunnel fermé comme certaines IRM) et ne fait pas de bruit.
Vous reprenez vos activités normalement dans la grande majorité des cas. On vous conseille de boire abondamment pour aider votre corps à éliminer le produit. Les résultats sont transmis à votre médecin.
C'est la question la plus fréquente, et elle est tout à fait légitime. La médecine nucléaire est considérée comme très sûre. Les quantités de produit injectées sont infimes, la radioactivité utilisée est faible et transitoire : elle diminue d'elle-même avec le temps et s'élimine par les urines. La dose reçue lors d'un examen courant est du même ordre que ce que nous recevons naturellement sur quelques mois (sol, aliments, rayons venus de l'espace).
Les réactions allergiques aux traceurs sont exceptionnelles, bien plus rares qu'avec les produits de contraste iodés du scanner. Et surtout, un examen n'est jamais prescrit « pour voir » : le médecin ne le demande que lorsque l'information qu'il apporte est utile à votre prise en charge et que ce bénéfice dépasse largement le très faible risque.
Quelques précautions simples sont parfois recommandées : boire beaucoup après l'examen et, par prudence et seulement quelques heures, garder une certaine distance avec les femmes enceintes et les très jeunes enfants. L'équipe vous indiquera si cela vous concerne.
Si vous êtes enceinte, si vous pensez l'être, ou si vous allaitez, signalez-le avant l'examen. Ce n'est pas forcément une contre-indication, mais l'équipe adapte la conduite à tenir (report de l'examen, ajustement, ou interruption temporaire de l'allaitement). En cas de doute, parlez-en : il n'y a pas de mauvaise question.
Doses faibles, comparables à quelques mois d'exposition naturelle.
Produit éliminé rapidement par votre corps (urines, décroissance naturelle).
Injection quasi indolore, allergies exceptionnelles.
Pratique strictement encadrée par la loi et réalisée par des professionnels formés à la radioprotection.
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