V2_LEUCOCYTES_MARQUES
Infection & Inflammation

Scintigraphie aux leucocytes marqués

leucocytes marquésscintigraphie de l'infection99mTc-HMPAO111In-oxineostéomyéliteinfection sur prothèse articulairepied diabétiqueendocardite infectieusescintigraphie médullaireexametazimegranulocytesSPECT/CTavancéPatientMédecin (Non MN)Médecin Nucléaire
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La scintigraphie aux leucocytes marqués utilise les propres globules blancs du patient comme traceurs vivants de l'infection. On prélève un peu de son sang, on isole et on marque ses leucocytes avec un produit faiblement radioactif, puis on les réinjecte ; ces cellules migrent naturellement vers les foyers infectieux, où elles s'accumulent et deviennent visibles à la caméra. L'examen est particulièrement précieux quand l'infection touche les os, les articulations, une prothèse ou les parties molles, là où le scanner et l'IRM peinent à distinguer une vraie infection d'une simple inflammation ou de remaniements post-opératoires. Il s'agit aujourd'hui de l'un des examens de référence de l'imagerie de l'infection, souvent couplé à un repérage anatomique par scanner pour localiser le foyer avec précision.

À quoi sert cet examen ?

La scintigraphie aux leucocytes marqués sert à rechercher un foyer d'infection dans votre corps et à savoir précisément où il se trouve. Son principe est astucieux : on utilise vos propres globules blancs, les cellules de défense que votre organisme envoie naturellement combattre les microbes. On prélève un peu de votre sang, on repère ces globules blancs avec un marqueur très faiblement radioactif, puis on vous les réinjecte. Une fois de retour dans votre circulation, ils se dirigent d'eux-mêmes vers la zone infectée, comme ils le feraient normalement. Une caméra repère alors l'endroit où ils se rassemblent. Cet examen est particulièrement utile pour confirmer une infection d'un os, d'une articulation, d'une prothèse (de hanche, de genou) ou des tissus, dans des situations où les autres examens (radiographie, prise de sang, scanner) ne suffisent pas à trancher.

Comment ça se passe

L'examen se déroule en deux temps, le plus souvent dans la même journée. D'abord, on vous fait une prise de sang (l'équivalent d'un petit tube). Ce sang part ensuite dans un laboratoire spécialisé où vos globules blancs sont préparés avec le marqueur : cette étape demande quelques heures, pendant lesquelles vous pouvez généralement patienter ou, parfois, quitter le service et revenir. Ensuite, on vous réinjecte vos propres globules blancs dans une veine du bras. Les images sont prises plus tard, après que les cellules ont eu le temps de gagner la zone à explorer : selon les cas, plusieurs séries de photos sont réalisées à quelques heures d'intervalle, parfois jusqu'au lendemain. Pendant les images, vous restez simplement allongé sous une caméra qui passe doucement au-dessus de vous. C'est indolore et vous n'êtes pas enfermé dans un tunnel.

Pourquoi revenir plusieurs fois

Les images sont volontairement espacées dans le temps : c'est en comparant les photos prises à des heures différentes que le médecin reconnaît une vraie infection. Prévoyez donc une présence qui peut durer une bonne partie de la journée, voire un retour le lendemain. L'équipe vous précisera les horaires exacts.

Est-ce sans danger ?

Oui, l'examen est sûr. Le produit injecté n'est pas un produit de contraste iodé : les réactions allergiques sont exceptionnelles. Comme on vous réinjecte vos propres cellules, il n'y a pas de risque de rejet. La dose de rayonnement est faible et maîtrisée, comparable à celle d'autres examens d'imagerie. Le marqueur disparaît naturellement de votre corps en peu de temps. La seule précaution importante concerne la manipulation de votre sang : votre identité est vérifiée très soigneusement à chaque étape pour s'assurer que ce sont bien vos cellules qui vous sont réinjectées. Par précaution, prévenez l'équipe si vous êtes enceinte, susceptible de l'être, ou si vous allaitez : des aménagements simples seront alors prévus. Un traitement antibiotique en cours n'empêche pas de réaliser l'examen. N'hésitez pas à poser toutes vos questions à l'équipe.

Grossesse et allaitement

Signalez toujours une grossesse, un doute sur une grossesse ou un allaitement en cours avant l'examen : l'équipe adaptera la conduite à tenir. Pensez aussi à apporter vos examens récents (prises de sang, radiographies, scanner, IRM) qui aideront à interpréter les images.

Fiche de révision
Synthèse 1–2 pages : carte d'identité, points clés, protocole, scores, pièges.

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Auteur(s)

Dr Babatounde Fréjuste Pinocio AgbotonAssistance IA (Claude)

Sources & Références

Carte de liens

Traceurs99mTc-HMPAO (exametazime)111In-oxine99mTc-colloïde (scintigraphie médullaire)
MaladiesOstéomyéliteInfection sur prothèse articulairePied diabétiqueEndocardite infectieuseInfection de prothèse vasculaireMaladie inflammatoire chronique de l'intestinFièvre d'origine inconnue
Examens18F-FDG TEP (infection/inflammation)Scintigraphie osseuse 3 tempsScintigraphie médullaire couplée67Ga-citrate scintigraphie
ScoresRapport lésion/référence (L/R)