V2_GANGLION_SENTINELLE_MELANOME
Dermatologie & Mélanome

Détection du ganglion sentinelle dans le mélanome

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La détection du ganglion sentinelle permet de savoir si un mélanome de la peau a commencé à essaimer vers les ganglions, en repérant le tout premier ganglion qui draine la tumeur. La particularité de la peau est que ce drainage est très imprévisible : un même grain de beauté peut se vider vers des régions ganglionnaires éloignées et parfois inattendues. On injecte donc autour de la lésion une infime quantité d'un produit faiblement radioactif, puis une caméra dessine son trajet pour cartographier la ou les destinations. Le chirurgien retrouve ensuite ce ganglion grâce à une petite sonde, l'enlève et le fait analyser : s'il est sain, on évite d'ôter inutilement tout un paquet de ganglions. C'est aujourd'hui l'examen de référence pour préciser le pronostic et orienter la suite des soins.

À quoi sert cet examen ?

La détection du ganglion sentinelle sert à savoir si un mélanome de la peau a commencé à se propager vers les ganglions, sans avoir à les retirer tous. L'idée est simple : la lymphe qui circule autour de la lésion rejoint d'abord un (ou quelques) premier(s) ganglion(s), appelé(s) « ganglion(s) sentinelle(s) » — la première porte d'entrée. Si ce premier ganglion est indemne, il est très probable que les autres le soient aussi. En le repérant précisément, le chirurgien peut n'enlever que ce ganglion-là pour le faire analyser, au lieu d'enlever d'emblée tout un groupe de ganglions. Une particularité du mélanome de la peau : la lymphe peut emprunter des chemins difficiles à deviner et se diriger vers des zones inattendues. C'est pourquoi on réalise toujours, au préalable, une image qui dessine ce trajet. Pour cela, on injecte autour de la lésion (ou de la cicatrice) une toute petite quantité d'un produit faiblement radioactif, parfois associé à un colorant : ensemble, ils « éclairent » le bon ganglion et guident le geste du chirurgien. Cet examen aide votre équipe à mieux préciser la situation et à adapter la suite des soins.

Le ganglion sentinelle est le premier ganglion qui reçoit la lymphe venant de la lésion de la peau : on le repère, on l'enlève et on l'analyse.

Comment se préparer et comment ça se passe

La préparation est légère : il n'y a pas besoin d'être à jeun et vous pouvez manger et boire normalement. L'examen comporte deux temps. D'abord, en médecine nucléaire, on réalise plusieurs petites injections dans la peau, juste autour de la lésion ou de la cicatrice ; ces piqûres, faites dans la peau, peuvent piquer ou brûler quelques instants, et une crème anesthésiante (posée environ une heure avant) ou un gaz antalgique peuvent être proposés pour les rendre plus confortables. Une caméra spéciale prend ensuite des images, dès l'injection puis un peu plus tard, pour suivre le trajet de la lymphe et localiser le ou les ganglions sentinelles ; leur emplacement est marqué sur la peau. Selon l'organisation du service, cette première étape a lieu la veille ou le jour même de l'opération. Puis, au bloc opératoire, le chirurgien s'aide souvent d'un colorant et d'une petite sonde qui « bipe » au contact du ganglion repéré, pour le retirer avec précision et le confier au laboratoire. Le résultat de cette analyse oriente la suite de votre prise en charge.

Bon à savoir

Les piqûres se font dans l'épaisseur de la peau et sont parfois un peu sensibles, surtout au visage ou aux extrémités : n'hésitez pas à demander la crème anesthésiante. Si un colorant est utilisé, il peut teinter passagèrement la peau ou les urines pendant un jour ou deux, sans gravité. Signalez à l'équipe toute allergie connue.

Est-ce dangereux ?

La quantité de produit radioactif utilisée est très faible et reste concentrée au point d'injection, dans la peau : le reste du corps n'est quasiment pas exposé, et l'injection ne provoque habituellement aucun effet secondaire. L'examen est donc considéré comme sûr. Le principal point d'attention est l'éventuelle allergie au colorant, rare mais à signaler systématiquement à l'équipe avant l'opération ; en cas de terrain allergique, le repérage peut se faire avec le seul traceur radioactif ou un autre produit fluorescent. Si vous êtes enceinte, susceptible de l'être, ou si vous allaitez, prévenez l'équipe : la conduite à tenir est adaptée au cas par cas et, après une injection, l'allaitement est généralement suspendu pendant une courte période. L'équipe est là pour répondre à toutes vos questions et vous accompagner avant, pendant et après l'examen.

Grossesse, allaitement et allergies

Signalez toujours une grossesse possible, un allaitement en cours, ou une allergie connue (en particulier au colorant) avant l'examen. Ces informations permettent à l'équipe d'adapter la technique en toute sécurité.

Fiche de révision
Synthèse 1–2 pages : carte d'identité, points clés, protocole, scores, pièges.

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Auteur(s)

Dr Babatounde Fréjuste Pinocio AgbotonAssistance IA (Claude)

Sources & Références

Carte de liens

Traceurs99mTc-nanocolloïde d'albumine (Nanocoll)99mTc-sulfure de rhénium (Nanocis)99mTc-tilmanocept (Lymphoseek)Vert d'indocyanine (ICG) hybride radio-fluorescent
MaladiesMélanome cutanéCancer du seinMélanome de la tête et du cou
ExamensLymphoscintigraphieSPECT/CTÉchographie ganglionnaire de surveillanceTEP-FDG (bilan du mélanome avancé)
ScoresIndice de BreslowStadification AJCC 8e éditionCritères de Rotterdam (charge tumorale du GS)Règle des 10 % (ganglion chaud)
ThéranostiqueImmunothérapie adjuvante (anti-PD-1) du stade III