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Cancer de la Prostate

Cancer de la prostate

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L'adénocarcinome de la prostate est le cancer le plus fréquent de l'homme dans une grande partie du monde, et la médecine nucléaire y a pris une place décisive ces dernières années. Une protéine très présente à la surface des cellules tumorales sert à la fois de phare pour repérer la maladie en imagerie et de cible pour la traiter avec un médicament radioactif. En une seule acquisition du corps entier, on peut désormais dresser une carte précise de l'extension de la maladie, y compris quand le taux sanguin remonte après un premier traitement. Lorsque la maladie devient résistante et se dissémine, ce même marqueur permet de délivrer un rayonnement directement au cœur des lésions. Cette approche qui consiste à voir puis traiter avec la même cible est l'un des grands succès récents de la discipline.

À quoi sert la médecine nucléaire dans le cancer de la prostate

La médecine nucléaire propose des examens d'imagerie qui aident votre équipe médicale à mieux "voir" le cancer de la prostate et à savoir s'il est resté localisé ou s'il s'est éventuellement étendu ailleurs dans le corps. Pour cela, on utilise un produit en très petite quantité, appelé traceur, qui a la particularité de se fixer de façon ciblée sur les cellules de la prostate. Une caméra spéciale repère ensuite ces zones de fixation et en fait des images précises. Ces examens sont surtout utiles à deux moments : au moment du bilan initial, lorsque le médecin veut une cartographie complète avant de choisir le traitement, et plus tard si une analyse de sang (le PSA) remonte après un traitement, afin de localiser d'où vient cette reprise. L'objectif est toujours le même : aider à prendre la décision la plus juste et la plus personnalisée possible pour vous.

Un même produit pour voir et parfois pour traiter

Une des forces de cette approche est qu'elle relie l'image au traitement. Le même type de molécule qui sert à repérer la maladie peut, dans certaines situations avancées, être couplé à un traitement qui va délivrer son action directement sur les cellules tumorales. On parle de "voir et traiter". Votre médecin vous expliquera si cette option vous concerne.

Comment se préparent et se déroulent ces examens

Le déroulement est simple et ne nécessite généralement pas d'hospitalisation. On vous injecte le traceur dans une veine du bras, puis vient un temps d'attente pendant lequel le produit a le temps de se répartir et de se fixer là où il doit ; vous pouvez vous reposer tranquillement. Les images sont ensuite réalisées avec une caméra : vous êtes allongé, vous n'avez rien à faire d'autre que rester immobile et détendu pendant l'acquisition. L'examen n'est pas douloureux, en dehors de la petite piqûre de l'injection. L'équipe vous donnera des consignes simples avant le rendez-vous (par exemple concernant l'hydratation) et restera à votre écoute si vous avez la moindre question ou appréhension.

1

Avant

On vérifie votre dossier et vos traitements en cours. Quelques consignes simples vous sont données, comme bien vous hydrater. Aucune préparation lourde n'est généralement nécessaire.

2

Pendant

Une petite injection dans le bras, puis un temps de repos pour laisser le produit se fixer, et enfin la prise d'images allongé sous la caméra, sans douleur.

3

Après

Vous reprenez vos activités habituelles. Boire régulièrement aide votre corps à éliminer naturellement le traceur. Les résultats sont analysés puis transmis à votre médecin.

Est-ce que c'est sans danger

Ces examens sont bien encadrés et utilisés en routine. La quantité de produit injectée est infime et il est éliminé naturellement par votre corps, principalement dans les urines, dans les heures qui suivent ; boire régulièrement y aide. Les réactions au traceur sont très rares. L'imagerie utilise une faible dose de rayonnement, comparable à celle d'autres examens d'imagerie médicale courants, et l'équipe veille toujours à utiliser le minimum nécessaire. Pensez simplement à signaler tous vos traitements en cours et toute situation particulière : votre médecin tiendra compte de ces éléments. Si vous bénéficiez d'un traitement par médecine nucléaire (et non d'un simple examen d'image), des consignes spécifiques de précaution vous seront expliquées en détail au préalable.

N'hésitez pas à poser vos questions

Avant l'examen, vous pouvez demander à l'équipe tout ce qui vous préoccupe : le déroulé, la durée, les précautions. Se sentir bien informé aide à aborder le rendez-vous plus sereinement.

Fiche de révision
Synthèse 1–2 pages : carte d'identité, points clés, protocole, scores, pièges.

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Auteur(s)

Dr Babatounde Fréjuste Pinocio AgbotonAssistance IA (Claude)

Sources & Références

Carte de liens

Traceurs68Ga-PSMA-1118F-DCFPyL (piflufolastat)
MaladiesmCRPC (cancer prostatique résistant à la castration)
ExamensTEP-PSMA (68Ga / 18F)TEP à la choline (11C / 18F)TEP osseuse au 18F-NaFScintigraphie osseuse 99mTc-MDP
ScoresScore PSMA-RADS / E-PSMAISUP Grade Group / GleasonClassification d'Amico
Théranostique177Lu-PSMA-617 (Pluvicto)225Ac-PSMA-617 (alpha-thérapie)